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Ne vous ai-je pas déjà fait mon laïus habituel sur le bonheur des pirates ? Il me semble que si n'est-ce pas, au moment de partir aux îles du Salut. Je vous épargnerai donc la description de ce même sentiment que j'ai ressenti ce WE. Je voulais vous dire par là que la mer nous a manqué, et que nous avions repris le bateau!
Ahaha mousaillons! Toute voile dehors, tout le monde à son poste, on quitte la marina! Euh, non, je n'étais pas capitaine du navire cette fois. Mais c'était tout comme, tellement j'étais euphorique! Alors accordez moi ce plaisir svp! Nous avons fait mer, tôt le matin, avec sacs, hamacs, PMT et VTT, vers l'île des pins, dite aussi l'île la plus proche du paradis!
Nous sommes partis à 5, mais deux d'entre nous ont malheureusement été éliminées au cours du périple dans de mystérieuses conditions... Comprenez par là, que ces deux équipiers de pacotille n'ont guère été apréciés et que nous avons été obligés de les jeter aux requins dès notre arrivée sur l'île. Quelle idée aussi de partager ses découvertes de jeunesses avec une soi-disant hippie de 40 piges bien tassées, vieille fille, qui veut pas faire du vélo et qui veut bien camper en pleine nature, mais seulement s'il y a une douche CHAUDE! Quand je vous disais que la piraterie avait du bon, c'est qu'on ne perd pas son temps avec ce genre de personnage, même à l'autre bout du monde! Cale sèche imposée!
De notre coté donc, Rémi, Juliette et moi, nous avions entrepris de faire le tour de l'île en VTT, c'est-à-dire d'affronter ses 600 m de dénivelés et son périmètre de plus de 100 km en 2 jours, sous le soleil d'été d'Océanie, avec tout notre matos sur le dos... Et bien quoi ? on se donne des défis sportifs voilà tout! Et puis, on s'est dit que de suer un bon coup était le meilleur moyen de profiter des multiples baies d'eau turquoises que l'on allait découvrir. Et on n'a pas été deçu, vous pouvez me croire!
Je ne sais pas trop d'ailleurs comment décrire la beauté des zones que nous avons traversées, ainsi que celle des plages et de la mer. L'île des pins n'a simplement pas volé son surnom d'île la plus proche du paradis. Alors peut-être que nos références d'urbains européens du 21ème siècles trompent notre jugement, mais je pense quand même pouvoir dire qu'il y a peu d'endroits sur cette planète qui puisse inspirer autant d'émerveillement. Tout y est magnifique, on ne regrette rien de ce que l'on voit, de ce que l'on perçoit, que ce soit la clareté de l'eau et ses subtilités turquoises, la finesse du sable blanc, les paysages sauvages et déserts, l'organisations des îlots coralliens dans le lagon et des couverts forestiers, tout! On est là et on kiffe!
A mi chemin, notre parcours nous mené à la baie d'Oro. Absolument magnifique! Le chemin ne menait pas jusqu'à la mer. Pour y accéder, nous avons du laisser nos vélos, puis continuer à pied dans une rivière de sable blanc complètement transparente. J'insiste mais je vous assure que ça fait bizarre de marcher dans une eau si pure. On y croit pas, on rêve.
Au bout de la rivière, on arrive directement dans une piscine naturelle qui communique avec l'océan par un unique petit chenal. De quoi faire des observations royales en PMT! Là, nous étions à nouveau sur un pur spot! Aaah! Nous y avons donc passé la nuit, en hamac, accroché sous des cocotiers qui de temps en temps laisse tomber quelques surprises, n'est ce pas Ju ? Après le flip de la coco qui tombe (situation que nous avons pris soin d'éviter), voici le flip de la palme de 2 m qui tombe en plein milieu de la nuit!
 Les découvertes, les situations cocasses et les exploits sportifs s'enchainent à nouveau dès le lendemain! Pour ne pas être exhaustif, je citerai à titre d'exemple l'attaque de crabe dont Rémi a été victime. L'animal lui a choppé le pied et ne l'a lâché qu'une fois sang coulé! sacré poigne, le salaud! Et les requins alors ? Ils sentent une goutte de sang dans un millions de m3! Je continuerai avec notre traversée involontaire d'un hôtel 5 étoiles en maillot de bain à 6 h du mat' (mais qu'est ce qu'il foutait là çuis là aussi), l'attente de loose d'une hypothétique langouste grillée qui n'est jamais venue et du coup on a mangé du pain (cool), une montée en VTT en pleine forêt tropicale qui a failli nous arrêter le coeur à tous (et évidemment celui qui se fait avoir, c'est moi avec le gros sac), la découverte d'une plante dont la racine sent exactement comme dans les salles d'attente des cliniques, le bernard lhermitte sans coquille sur la langue de Rémi (çuis là aussi qu'est ce qui foutait là ?), les histoires de Juju qui a trop pris le soleil, bref, je vais m'arrêter là, la liste est longue car on s'est bien marré!
On a fini par reprendre le bateau, les jambes cassées, la figure cramée et avec un manque de sommeil avéré, mais avec la fierté d'avoir fini sur les vélos, avec des images inoubilables en tête et le sentiment d'avoir mis un pied au paradis. Bilan : à quand la prochaine ?
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Cependant, j'avoue que tout ce qui concerne la description de cette Ile paradisiaque n'est pas exagéré,car le sentiment éprouvé devant ces paysages est sans aucun doute indescriptible!
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